Article paru le 11 juil, 2011
Pourquoi faire passer des évaluations par internet ?
L’usage des technologies dans les environnements professionnels, de même que dans les établissements scolaires et universitaires, s’est massivement développé à différents niveaux et amène aujourd’hui les pratiques d’évaluation et les moyens mis en œuvre à évoluer.
Pour l’enseignant, l’évaluation instrumentée à l’aide des technologies, facilite la conception de questions et questionnaires, ainsi que la correction et permet de disposer instantanément de statistiques de résultats. Pour élèves et étudiants, passer une épreuve sur ordinateur valorise leur capacité à travailler sur ordinateur, permet de travailler sur des ressources variées (contenu multimédias) et de bénéficier de feedback….
Aux Etats-Unis, Canada et Grande-Bretagne et dans les universités qui utilisent déjà les nouvelles technologies pour les enseignements, les évaluations assistées par ordinateurs (EAO) sont d’usages courants. D’après le rapport Joint Information Systems Commitee (JISC, 2007), l’Université Loughborough en Grande Bretagne utilise des logiciels de questionnaires depuis 1999 et a effectué plus de 80 000 évaluations électroniques durant la seule année 2006
[1].
Ces évaluations se présentent la plupart du temps, sous la forme de QCM intégrés sur ordinateur. Pour beaucoup, c’est déjà une évolution puisque le reproche souvent fait aux évaluations par QCM est de ne permettre qu’une évaluation de la mémorisation des connaissances. Les évaluations sur ordinateurs sont valorisées par le fait de permettre une évaluation de compétences plus diversifiées, notamment à travers l’usage de contenus multimédia ou d’outils du web.
Dans les pratiques existantes, les outils d’évaluation en ligne ont été principalement développés pour des usages de formation en ligne, intégrés sur les plateformes libres de e-learning. En fonction des choix de l’enseignant et de l’enjeu de l’examen, il arrive que ces outils soient utilisés pour des évaluations sommatives, soit en présence dans une salle d’examen surveillée, soit à distance par internet.
Les soutenances orales peuvent aussi être réalisées à distance à l’aide des outils gratuits de visio-conférence. De fait, les difficultés de fonctionnement du réseau deviennent
« des événements banaux dans l’activité pédagogique » avec lesquels enseignants et candidats sont contraints de s’accommoder
[2].
Toutefois, dès lors que les enjeux sont importants, ces cas ne peuvent pas se prêter à des examens, car le dispositif doit être suffisamment robuste et répondre aux différentes contraintes des examens que nous allons énoncer.
Si elles sont bien utilisées, les évaluations par internet peuvent permettre de bénéficier de nouvelles ressources pour l’Enseignement. L’enregistrement des données sur internet peut non seulement permettre une accessibilité des données à tout moment, mais également un suivi des évolutions des candidats. Pour cela, le dispositif d’évaluation doit répondre à plusieurs contraintes.
A quoi doit répondre un dispositif pour l’évaluation en ligne ?
Les contraintes propres à un examen à haut enjeu sont de différents ordres :
- La contrainte de temps : une épreuve sommative est réalisée dans un temps défini, qui doit être de durée équivalente pour l’ensemble des candidats. Cela implique qu’en cas de panne, des ordinateurs de secours soient disponibles pour permettre à un candidat de poursuivre son épreuve et pour cela, que le contenu de ses réponses puisse être récupéré même en cas d’interruption brutale de l’application. Le numérique peut aussi permettre de limiter le temps de réponse sur une question.
- La contrainte de lieu et de ressources : la mise en situation pour la passation d’une épreuve doit permettre de vérifier d’une part l’identité du candidat, d’autres part, que le candidat n’a pas accès à d’autres ressources au cours de l’épreuve (smartphones, livres, documents…). La surveillance des candidats dans un même lieu reste pour cela nécessaire.
- La contrainte de triche : le dispositif doit permettre le caractère aléatoire des questions et des réponses pour éviter les fuites lors de l’épreuve.
- La contrainte de sécurité des données : les sujets, de même que les copies numériques lors des échanges, doivent être entièrement cryptés et sécurisés afin d’éviter toute fraude.
- La contrainte d’équité : chacun des candidats doit être capable de manipuler l’application suffisamment aisément pour d’une part ne pas perdre de temps à l’usage du dispositif et d’autre part pouvoir répondre aux questions aussi bien que sur papier.
- La contrainte de maintenance : le dispositif doit être suffisamment facile à implémenter dans tout établissement et recevoir toute l’assistance nécessaire pour la gestion les serveurs.
L’usage d’un dispositif d’évaluation en ligne doit également permettre de faire évoluer les pratiques pédagogiques :
- Un corrigé ou retour pédagogique peut être intégré automatiquement ou semi automatiquement suivant les réponses pour renvoyer une copie corrigée de manière détaillée au candidat par internet ;
- Le contenu des questions ou des réponses doit pouvoir être enrichi à l’aide d’illustrations, de formules mathématiques à éditer et/ou insérer directement, d’animations, de fichiers audio ou vidéo ;
- Les questions d’évaluation peuvent être améliorées par la gestion de banques de questions, permettant d’évaluer le niveau de difficulté des questions ;
- Des barèmes et ajustements complexes peuvent être gérés en cas d’annulation d’une question ;
- Un suivi des candidats peut être assuré sur l’ensemble des épreuves passées.
Viatique ePASS : une plateforme sécurisée pour les examens en ligne
L’application VIATIQUE ePASS a été conçue pour supporter des épreuves à haut enjeux en répondant à l’ensemble des contraintes que cela implique. La condition essentielle du dispositif est de permettre une adaptation des candidats au passage du papier au numérique, sans pénaliser ceux qui ne seraient pas à l’aise avec certains outils informatiques. Les choix de conception de l’application ont été orientés sur des fonctionnalités suffisamment intuitives et n’impliquant pas des actions et manipulations trop complexes.
L’accès à l’application par internet en mode SaaS (Software as a Service) permet aux établissements de s’affranchir de la gestion informatique des serveurs. Les corrections peuvent être automatisées ou semi-automatisées sur les questions fermées ou semi-fermées et réalisées à tout moment par l’enseignant sur internet, en disposant d’un suivi de l’évolution de ses corrections. L’implémentation de l’application dans un établissement permet le suivi des candidats avec leur dossier d’épreuves.
Ce système entièrement sécurisé donne désormais aux établissements la possibilité de faire passer les examens dans les salles équipées ou directement sur ordinateurs portables par internet.
Bartram D. and Hambleton R. K. (2006) Computer-Based Testing and the internet. Issues and Advances, John Wiley & Sons, Ltd.